Partager l'article ! Intervention de Lydie Autreux au Conseil Général: ...
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Vous trouverez ci-joint la dernière intervention de Lydie Autreux, Conseillère Générale du canton de
Chelles, prononcée au nom du Groupe des élus Socialistes et Républicains de Progrès lors du Débat d’Orientation Budgétaire lors de la séance publique du vendredi 18 décembre
2009. Vous souhaitant bonne lecture. |
Chers collègues,
C’est la première fois que nous devons débattre de notre budget dans de telles conditions : des droits de mutation qui se sont effondrés (moins 40%), depuis le début d’années des dépenses de solidarités (APA, RSA) liées aux incertitudes de la crise économique qui augmentent rapidement et une réforme des collectivités locales faisant peser une incertitude sur nos compétences mais surtout sur les moyens financiers de les exercer.
Quant à la réforme de la taxe professionnelle, si nous savons qu’elle sera supprimée des incertitudes demeurent sur son exacte compensation. Le Gouvernement et le Parlement eux-mêmes ayant conduits à la plus grande improvisation par la décision du Président de la République sans véritables simulations de leurs propositions.
Cette situation s’accompagne désormais d’une large défiance entre l’Etat et les collectivités territoriales. De plus en plus d’élus locaux, de droite comme de gauche, dans tous les départements de France ont acquis la conviction que l’Etat entend leur faire porter la responsabilité de son déficit budgétaire. Ce n’est plus possible.
Malgré ces évidences, nos collègues de l’opposition continuent de nier en bloc toute responsabilité de l’Etat dans nos difficultés alors que les faits sont irréfutables : le différentiel entre le coût des transferts et les recettes qui nous sont affectées pour y faire face s’élèvent désormais à près de 120 millions d’euros.
Dans ce contexte difficile, les orientations présentées par Didier Turba font apparaître que l’objectif reste donc d’assurer le bouclier social permettant d’une part de maintenir la solidarité envers les plus fragiles de nos concitoyens ; d’autre part, de conserver des politiques publiques mises en place depuis 2004 (Bébé bonus, Mobil’ étude, l’Aide à la Restauration Scolaire ou encore le plan d’informatisation des collèges) ; et de conserver un bon niveau d’investissement, notamment dans le domaine de l’Education et par la même d’assurer l’avenir.
Tout ceci en resserrant au maximum nos dépenses de gestion et sans augmenter la pression fiscale. Même si notre autofinancement doit provisoirement en souffrir.
C’est donc confiant dans la gestion de notre collectivité que vous pouvez, Monsieur le Président, compter sur le soutien sans faille de notre groupe.
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