Partager l'article ! Vous recevez toujours votre courrier?: PRIVATISATION DE LA POSTE ...

|
|
Nos réponses |
|
« Le changement de statut de la Poste n’est pas une privatisation, puisque l’Etat demeure majoritaire. » |
Chacun sait ce que valent les promesses de M. Sarkozy. N’oublions pas l’exemple de France Telecom, EDF et surtout GDF. L’entrée en bourse d’une fraction du capital est un pied dans la porte de la privatisation, simplement ajournée par la crise financière. |
| « Le statut actuel d’établissement public est un obstacle au développement de la poste. » |
La modernisation opérée par La Poste depuis plusieurs années démontre le contraire. Le véritable obstacle réside dans le fait que le financement des missions de service public qu'elle assume seule (de par la loi et contrairement à ses concurrents : service universel postal, bancarisation de tous, présence territoriale, aide à la presse) n'est pas suffisamment assuré par l'Etat ,à qui La Poste verse même des dividendes. Le besoin de financement de La Poste est réel, mais il peut être résolu si l'Etat joue pleinement son rôle de propriétaire à 100%. |
|
« La Poste est endettée. » |
Son taux d'endettement est tout à fait raisonnable (6,2 Mds d'€ en 2007), eu égard à sa taille et son chiffre d'affaires (20 Mds€). |
|
« La Poste doit être prête à affronter la concurrence sur le courrier en 2011. » |
Le courrier est ouvert à la concurrence depuis 2005, sauf pour le courrier de moins de 50g, « secteur réservé » qui permet de financer le prix unique du timbre partout en France. |
|
« En Europe, seules les postes française et luxembourgeoise n’ont pas le statut de société anonyme. Il faut faire comme les autres ! » |
C'est à la fin du secteur réservé en 2011 que La Poste doit se préparer, justifiant partiellement son besoin de financement de 3 Mds d'€. On ne peut comparer La Poste à ses concurrents européens. Ceux-ci n'assurent absolument pas la même qualité et diversité de services auprès de la population (service bancaire à tous, maillage postal, etc.) D'ailleurs, une forte dégradation de la qualité du service postal y a été constatée, ainsi qu'une forte augmentation des tarifs et de nombreuses suppressions d'emplois (Grande-Bretagne, Allemagne, Suède). |
| « Le changement de statut n’aurait aucun effet sur le service public. » |
La qualité du service public a déjà souffert de l'ouverture du marché à la concurrence en 2005, puisque de 5 000 bureaux de poste ont été remplacés par des points de contact (commerces, agences postales communales) dans les zones les moins rentables. Qui peut croire qu'avec la concurrence totale en 2011, et un changement de statut déjà opéré, la privatisation ne finisse pas par l'emporter. Dès lors, la logique financière l'emportera pleinement. L'entreprise postale étant essentiellement une entreprise de main d'oeuvre, c'est sur les moyens humains, la fréquence des tournées (1 jour en moins) ou la distribution du courrier au domicile de chacun, que seront d'abord opérées les économies. Le prix unique du timbre est aussi directement menacé. Les zones rurales et les banlieues, moins rentables, seront les premières impactées. |
De quelle poste avons-nous besoin aujourd’hui en France ?
D'une Poste sur ses deux pieds, à 100% publique et disposant des moyens pour accomplir les missions de service public (service universel postal, bancarisation de tous, présence territoriale, aide à la presse).
D'une Banque postale elle aussi 100% publique. La crise financière actuelle a démontré
qu'il existe un réel besoin d'une banque publique, pouvant servir de banque refuge (Livret A, banalisé au 1er janvier 2009).
Derniers Commentaires